Sunday, December 5, 1999

Peter Longerich is a Forger

In his 1998 book Politik der Vernichtung, Peter Longerich falsified the most important paragraphs of the "Wannsee-Protokoll" by omitting the words "bei Freilassung", which mean: upon release, or: upon liberation (Politik der Vernichtung, München, Zürich, Piper Verlag, 772 pages).

See 1) The original German text; 2) Raul Hilberg's translation; 3) P. Longerich's presentation of the text.


1) Unter entsprechender Leitung sollen nun im Zuge der Endlösung die Juden in geeigneter Weise im Osten zum Arbeitseinsatz kommen. In großen Arbeitskolonnen, unter Trennung der Geschlechter, werden die arbeitsfähigen Juden straßenbauend in diese Gebiete geführt, wobei zweifellos ein Großteil durch natürliche Verminderung ausfallen wird.

Der allfällig endlich verbleibende Restbestand wird, da es sich bei diesem zweifellos um den widerstandsfähigsten Teil handelt, entsprechend behandelt werden müssen, da dieser, eine natürliche Auslese darstellend, bei Freilassung als Keimzelle eines neuen jüdischen Aufbaues anzusprechen ist. (Siehe die Erfahrung der Geschichte.)

— Besprechungsprotokoll (20.1.1942 in Berlin), p. 7-8.


2) In the course of the final solution, the Jews should be brought under appropriate direction in a suitable manner to the east for labor utilization. Separated by sex, the Jews capable of work will be led into these areas in large labor columns to build roads, whereby doubtless a large part will fall away through natural reduction.

The inevitable final remainder which doubtless constitutes the toughest element will have to be dealt with appropriately, since it represents a natural selection which upon liberation is to be regarded as a germ cell of a new Jewish development. (See the lesson of history.)

— Raul Hilberg, Documents of Destruction, Chicago, Quadrangle Books, 1971, p. 94.


3) Heydrich trennte also deutlich das bereits angelaufene Deportationsprogramm von dem weit umfangreicheren späteren Plan ab. Über die vorgeschene "Endlösung" machte Heydrich laut Protokoll folgende Ausführungen: "Unter entsprechender Leitung sollen nun im Zuge der Endlösung die Juden in geeigneter Weise zum Arbeitseinsatz kommen. In großen Arbeitskolonnen, unter Trennung der Geschlechter, werden die arbeitsfähigen Juden straßenbauend in diese Gebiete geführt, wobei zweifellos ein Großteil durch natürliche Verminderung ausfallen wird." "Der allfällig endlich verbleibende Restbestand" werde, da "es sich bei diesem zweifellos um den widerstandsfähigsten Teil" handele, "entsprechend behandelt werden müssen", um zu verhindern, daß hieraus wiederum eine "Keimzelle eines neuen jüdischen Aufbaues" entstünde. Zunächst sollten die Juden in "Durchgangsgettos" gebracht werden, um von hier aus weiter nach Osten transportiert zu werden.

—P. Longerich, Politik der Vernichtung, München, Zürich, Piper Verlag, p. 470


The Germans intended to release (to liberate) those Jews who, after having worked hard with their hands, would have constituted an elite, a germ cell of a new Jewish development. This was altogether a National-Socialist and a Zionist view. "See the lesson of history" means that history shows (or is supposed to show) that, for a group or a nation, revival may come after hardship and toil.

Peter Longerich saw fit to avoid "upon release" and the sentence "See the lesson of history" in order to have his reader believe that the Germans intended to kill those remaining Jews.

Many among the Germans were, like Adolf Eichmann and Alois Brunner, both National-Socialist and Zionist. That is why Zionist heads collaborated with them.

P. Longerich is all the more unforgivable since, in 1989, he had himself published the entire "Wannsee-Protokoll" correctly (Die Ermordung der europäischen Juden, herausgegeben von Peter Longerich unter Mitarbeit von Dieter Pohl, München, Zürich, Piper Verlag, 1989, 479 pages; see p. 87 for the two paragraphs in question).


P.S.: In Die Ermordung […], P. Longerich had doctored the famous 5 June 1942 document on the "Spezialwagen", signed "Just". Since this so very strange document contains, right in the first sentence, an inexplicable "beispielsweise" ("for example"), he used a trick to lead the reader to believe that this sentence was NOT the first. The artifice consisted in putting the typographical sign […] before the first word of that opening passage (see p. 355)!

December 5, 1999

Friday, December 3, 1999

Remarques sur le magazine "L'Histoire", décembre 1999

(avec complément – lettre en droit de réponse – du 16 décembre)

l’histoire, décembre 1999, p. 7, 72-77.

Remarques de Robert Faurisson

Dans cet éditorial (p. 7) et dans l’article intitulé : « Le cas Faurisson / Itinéraire d’un négationniste » (p. 72-77) fleurissent les approximations, les erreurs, les fautes, les omissions et les tentatives d’amalgame. Je ne peux les relever toutes. Je me contenterai de trois remarques.

Première remarque :

Je suis, avec insistance, qualifié de « faussaire » et traité comme tel. Une œuvre de plus de vingt ans, qui m’a valu une avalanche de procès et dix agressions physiques (dont on ne souffle mot), est appelée « la falsification faurissonienne ». Ici, on me voit « détournant les conclusions » d’un historien et, là, je suis accusé d’ « étayer une conclusion fausse, établie a priori ». Plus loin, il est écrit que « Robert Faurisson a apporté un rai­sonnement pseudo-scientifique fondé sur une méthode singulière s’évertuant à prouver la réalité de son postulat ». On ajoute, enfin, que ma « démarche » est « loin d’être rigoureuse » et ma « documentation fort limitée ».

Deuxième remarque :

Pas une seule fois ces accusations ne sont fondées sur des preuves ou illustrées d’exemples qu’on puisse tenir pour pro­bants.

Troisième remarque :

En réplique à mes arguments, on nous produit la photo­graphie de « la chambre à gaz homicide du crématoire I d’Ausch­witz » (sic) et, dans une note, on précise : « le crématoire I a été partiellement reconstitué par les autorités polonaises après 1945 : les quatre ouvertures percées au plafond ne correspondent pas aux trois ouvertures d’origine par lesquelles était introduit le Zyklon B ». La vérité est que ce local n’a jamais été (ni n’a jamais pu être) une chambre à gaz homicide pour des raisons physico-chimiques que j’ai abondamment expliquées et qui ont été con­firmées par des analyses chimiques. La vérité veut aussi que ce local ait été, en un premier temps, un dépositoire (et ses dépen­dances) pour les cadavres en attente d’incinération et, en un second temps, un abri antiaérien doté d’une salle d’opération chirurgicale et de chambres de malades pour l’hôpital SS, situé à 20 mètres. La vérité, enfin, est que ledit emplacement a été si ou­trageusement maquillé après la guerre par les communistes polonais que l’historien antirévisionniste Éric Conan a pu écrire en 1995 : « Tout y est faux […]. À la fin des années 70, Robert Faurisson exploita d’autant mieux ces falsifications que les responsables du musée [d’Auschwitz] rechignaient alors à les reconnaître » (« Auschwitz : la mémoire du mal », L’Express, 19 janvier 1995, p. 68). É. Conan ajoutait que ces mêmes auto­rités du musée d’Auschwitz reconnaissaient maintenant ces falsifi­cations mais ne se résolvaient pas à en prévenir le public : « On ne précise rien au visiteur. C’est trop compliqué. On verra plus tard. » Autrement dit : on a menti, on ment, on mentira.

Pour terminer, je dirais qu’É. Conan n’a été ni le premier ni le dernier historien antirévisionniste à dénoncer cette imposture qui semblait avoir fait son temps mais qu’on voit, aujourd’hui, ressusciter dans le magazine L’Histoire de Stéphane Khémis, Jean-Noël Jeanneney et Michel Winock.


***

Pli recommandé, avec accusé de réception, adressé le 16 décembre 1999 par Robert Faurisson, 10, rue de Nor­mandie, 03200 Vichy, à Monsieur le Directeur responsable de L’Histoire, 57, rue de Seine, 75280 Paris cedex 06.

Monsieur,

Je vous demande de bien vouloir publier, conformément à l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881, le texte suivant en « droit de réponse ».

Dans votre éditorial vous rappelez les devoirs de l’historien pour, enfin, conclure : « L’amalgame et l’ambiguïté sémantique sont des procédés séculaires ; non une méthode historique. La meilleure des causes n’y trouve jamais son compte. » C’est donc en pleine connaissance de vos obligations d’historien que vous avez tenu sur mes travaux le discours qu’on pourrait attendre d’un profane animé par la passion mais qu’on ne saurait admettre chez un historien qui, au surplus, prodigue des leçons de déontologie.

texte en droit de réponse

Dans votre livraison de décembre 1999 est paru un article intitulé : « Le cas Faurisson / Itinéraire d’un négationniste » (p. 72-77). Je ne peux en relever ici toutes les erreurs, fautes, omissions et tentatives d’amalgame. Je me contenterai de trois remarques.

Première remarque : Je suis, avec insistance, qualifié de « faussaire » et traité comme tel. Une œuvre de plus de vingt ans, qui m’a valu une avalanche de procès et dix agressions physiques (dont vous ne soufflez mot), est présentée comme « une perversion de l’esprit » ou appelée « la falsification faurissonienne ». Ici, on me voit « détournant les conclusions » d’un historien et, là, je suis accusé d’ « étayer une conclusion fausse, établie a priori ». Plus loin, il est écrit que « Robert Faurisson a apporté un raisonnement pseudo-scientifique fondé sur une méthode singulière s’évertuant à prouver la réalité de son postulat ». On ajoute, enfin, que ma « démarche » est « loin d’être rigoureuse » et ma « documentation fort limitée ».

Deuxième remarque : Pas une seule fois ces accusations ne sont fondées sur des preuves ou illustrées d’exemples qu’on puisse tenir pour probants. D’ailleurs, dans aucun des procès qui m’ont été intentés je n’ai été condamné pour « dommage par falsification de l’histoire » puisque, aussi bien, jamais la partie ad­verse n’a pu prouver que j’avais commis la moindre falsification. Le 26 avril 1983, la cour d’appel de Paris a prononcé que, dans mes travaux sur « le problème des chambres à gaz », il n’y avait ni légèreté, ni négligence, ni ignorance délibérée, ni mensonge.

Troisième remarque : En réplique à mes arguments, vous produisez une photographie de ce que vous appelez « la chambre à gaz homicide du crématoire I d’Auschwitz » (sic) et, dans une note, vous précisez : « le crématoire I a été partiellement reconstitué par les autorités polonaises après 1945 : les quatre ouvertures percées au plafond ne correspondent pas aux trois ouvertures d’origine par lesquelles était introduit le Zyklon B ». La vérité est que ledit emplacement a été si outrageusement maquillé après la guerre par les communistes polonais qu’un historien antirévisionniste a pu écrire en 1995 : « Tout y est faux […]. À la fin des années 70, Robert Faurisson exploita d’autant mieux ces falsifications que les responsables du musée [d’Auschwitz] rechignaient alors à les reconnaître » (« Auschwitz : la mémoire du mal », L’Express, 19 janvier 1995, p. 68). L’historien en question ajoutait que ces mêmes autorités du musée d’Auschwitz reconnaissaient maintenant ces falsifications mais ne se résolvaient pas à en pré­venir le public et décidaient : « On ne précise rien au visiteur. C’est trop compliqué. On verra plus tard. » Autrement dit : on a menti, on ment, on mentira.

Cet historien n’a été ni le premier ni le dernier historien antirévisionniste à dénoncer une telle imposture, tout en estimant qu’il a existé à Auschwitz-I une chambre à gaz d’exécution.

Vous rapprochez mon nom de celui d’un personnage qui au­rait publié Les Protocoles des Sages de Sion. Or, en 1980, j’écrivais : « Je n’aurais garde d’oublier qu’un des faux les plus célèbres a été fabriqué contre les juifs. Il s’agit des Protocoles des Sages de Sion. » Cela se trouve à la page 285 d’un ouvrage de Serge Thion que vous citez vous-même à la page 76 de votre article, lequel est signé de « Valérie Igounet, docteur en histoire ».

Vous écrivez : « Dans L’Histoire, nous n’avons jamais été par­tisans de la loi Gayssot », loi prise contre les révisionnistes. J’en prends bonne note.

P.S. (à ne pas publier) : L’historien en question est Éric Conan, auteur, en 1992, de Sans oublier les enfants : les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande et co-auteur, en 1994, avec Henry Rousso, directeur de l’IHTP, de Vichy, un passé qui ne passe pas.

Copie : Me Éric Delcroix, 50, rue Perronet, 92200 Neuilly-sur-Seine.


Nombre de signes du texte en DDR : 3 547.

Nombre de mots du texte en DDR : 553.


NB : Ce texte en droit de réponse n’est enfin paru dans L’Histoire que dans sa livraison n° 267 (juillet-août 2002), p. 72, après les défaites judiciaires successives du directeur de la publication en première instance, en appel et en cassation.

3 décembre 1999

Wednesday, November 24, 1999

Jean-Marie Le Pen réclame-t-il toujours l’abrogation des lois contre le racisme et le révisionnisme ?


Jean-Marie Le Pen avait pour habitude de réclamer, au nom de la liberté d’expression, l’abrogation de la loi antiraciste de 1972 (loi Pleven) et de la loi antiraciste et surtout antirévisionniste de 1990 (loi Fabius-Gayssot).

Dans un récent supplément spécial de son magazine Français d’abord ! * il ne réclame plus rien de tel, y compris dans les pages consacrées spécifiquement aux « libertés politiques » et aux « propositions du Front National » sur le sujet (p. 13-14). Parmi ces « propositions » ne figure plus que la suivante :

Rétablir la liberté d’expression en protégeant les manifestations du FN. Les auteurs d’agression contre des électeurs, des militants ou des élus FN doivent être poursuivis et punis.

Il faut reconnaître que J.-M. Le Pen a payé un lourd tribut en amendes, en dommages-intérêts, en publications judiciaires forcées (sans compter d’autres frais, dépenses et sanctions de toutes sortes) pour s’être exprimé sur certains sujets avec une liberté qui n’est autorisée qu’aux États-Unis. Par exemple, ses propos sur les chambres à gaz nazies, lesquelles, selon lui, seraient un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale, lui ont déjà valu environ 1 700 000 F, du seul fait de la cour d’appel de Versailles qui l’a condamné, le 18 mars 1991, à payer 1 200 000 F et, le 10 septembre 1999, à verser environ 500 000 F. La réitération de ces propos lors d’un séjour en Bavière vient de lui coûter une condamnation en Allemagne et lui vaudra sans doute en France une nouvelle condamnation.

Un tel flot de poursuites et de condamnations, ajoutées à d’autres sanctions judiciaires pour d’autres motifs, n’aurait-il pas, en définitive, contraint J.-M. Le Pen de réviser à la baisse des exigences pourtant légitimes en matière de liberté d’expression ?


Additif

Dans son édition datée du 26 novembre, Le Monde, à la page 11, annonce :

EXTRÊME DROITE : Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, s’est dit « profondément choqué et vivement indigné », mercredi 24 novembre, par la décision de la Cour de cassation qui confirme notamment sa condamnation à un an d’inéligibilité (Le Monde du 25 novembre). Se référant à l’article 131-27 du code pénal, qui prévoit que « lorsqu’elle est encourue à titre complémentaire », l’inéligibilité « n’est pas applicable à l’exercice d’un mandat électif », M. Le Pen a affirmé qu’il pourra conserver ses mandats de député européen et conseiller régional.


24 novembre 1999

* Rédacteur en chef : Martial Bild ; directeur de publication : Yann Maréchal. Première quinzaine de novembre 1999, 36 pages.

Friday, November 12, 1999

The Active Revisionism of Jean-Gabriel Cohn-Bendit

Noël Mamère, a Green MP, finds himself steadily rebuked, on radio as on television, for his acquaintance with another Green, Jean-Gabriel Cohn-Bendit, the elder brother of "Danny the Red". He is censured for "Gaby" Cohn-Bendit's compromising relations, twenty years ago, with revisionists such as Pierre Guillaume, head of La Vieille Taupe ("The Old Mole"), Serge Thion, and Robert Faurisson.

Recently, during a talk programme presented by the prominent television host Thierry Ardisson, N. Mamère, a former journalist with a ready tongue, regarded as having an answer to everything, was taken aback by this accusation. First, he muttered something or other indistinctly. He feigned ignorance. When T. Ardisson stated that Gaby Cohn-Bendit had in the past "mixed" with the revisionists and, in particular, with "Faurisson, who says that the gas chambers never existed", he asked him whether that bit of information had been verified at the proper source. Then, thinking that he had found a way to get back into line, he claimed that Gaby Cohn-Bendit, without ever making any revisionist statements, had only gone so far as to take up the defence of the revisionists and of their right to express themselves freely.

N. Mamère is mistaken. Gaby Cohn-Bendit has made revisionist statements, which he might even repeat today were it not for the pressure and the press campaigns which, during an electoral contest in his region in which the Greens were participating, have recently led him to dissociate himself from the revisionists.

Revisionist statements

In the late 1970s and early 1980s, at the beginning of the "Faurisson Affair", his position on the subject of the Nazi gas chambers, the genocide of the Jews, and the number of European Jews who had died because of Nazism could be summed up in the following terms:

— There is reason to "doubt";

— It is fitting to "accept a debate"

— The reply made to Faurisson by thirty-four historians (among whom Fernand Braudel) is "monstrous":

— As concerns the facts (an order from Hitler to kill the Jews, gas chambers, figures...), "I am not far from thinking that the revisionists are right";

— "If one may doubt the gas chambers' existence, it is because it is supported only by the accounts of witnesses (confessions, memoirs, court testimonies) and because these accounts are contradictory in themselves and between one another, as I have shown in regard to [Johann-Paul] Kremer [SS physician at Auschwitz]";

­— "Let us fight, therefore, for the destruction of the gas chambers which are shown to the tourists in those camps where it is now known that there were none, on pain of not being believed as concerns that of which we are sure. The Nazis had model camps to show to the good souls of the Red Cross; let us not go and do the inverse";

— "I will not accept that what I refuse to do, even to the Neo-Nazis, should be done to men like Rassinier or Faurisson, who I know have nothing in common with them, and the case being brought against Faurisson reminds me more of the Inquisition than of a struggle against the return of evil."

If Gaby Cohn-Bendit did keep his distance from the revisionists, it was in writing that "without a gas chamber, without an order to exterminate, simply with an order to deport to ghettos, to camps, all of which were places of death", there had been a form of extermination comparable to that of the Red Indians by the Whites in America, the Armenians by the Turks, or the Crimean Tartars by Stalin.

Freedom for the Revisionists

Gaby Cohn-Bendit indeed pleaded in favour of the revisionists' freedom of expression but he did so with a strength and a self-assurance which were obviously drawn from the conviction that they had raised a real historical problem, a problem, he wrote, which "the historian cannot dismiss". For his part, he concluded that he believed less in a genocide (an unprecedented extermination, ordered, programmed, supervised), in the gas chambers, and in the six million than in a deportation which, in the event, had led to an extermination like those which History had already known.

Source

If N. Mamère wishes to verify at its source this summing up of the position adopted by his friend Gaby Cohn-Bendit in 1979-1981 on the "problem" of the gas chambers, the genocide, and the six million, he can refer to a collective work published in 1981 and bearing the title Intolérable Intolérance [1]. Its authors, in alphabetical order, were Jean-Gabriel Cohn-Bendit (p. 12-29), Eric Delcroix (Robert Faurisson's legal counsel), Clau­de Karnoouh (CNRS, "National Centre for Scientific Research"), professor Vincent Monteil, and Jean-Louis Tristani (CNRS). The book presented itself as an "assemblage of texts in the form of a petition to their Honours the Judges of the Paris Court of Appeal". Coupling action with his words, Gaby Cohn-Bendit had the courage to come forward as a "voluntary participant" (with Serge Thion, Jacob Assous, Gabor Tamas Rittersporn, Pierre Guillaume, and others) beside and in support of Robert Faurisson, both in first instance and on appeal, in the case brought against the latter by a whole gathering of associations, among which the LICRA, "International League against Racism and Antisemitism". On 26 April 1983, the first chamber of the Paris Court of Appeal naturally convicted R. Faurisson for his dangerous nature, but acknowledged the seriousness of his work on "the problem of the gas chambers"; the Court held that it must, consequently, be permitted to one and all to say that the Nazi gas chambers had or had not existed. Gaby Cohn-Bendit had played a part in this victory of R. Faurisson's [2].

November 12, 1999

Notes

[1] Published by the Editions de la Différence in 1981, this book may be obtained from P. Guillaume, BP 9805, 75224 Paris Cedex 05.

[2] For the terms of his disavowal of revisionism, see Gaby Cohn-Bendit, Nous sommes en marche ("We are on the March") Flammarion, 1999 [May], p. 235-245.

Le révisionnisme actif de Jean-Gabriel Cohn-Bendit


Noël Mamère, député des Verts, se voit de plus en plus reprocher, à la radio comme à la télévision, ses accointances avec un autre Vert, Jean-Gabriel Cohn-Bendit, le frère aîné de « Dany le Rouge ». On lui fait grief de ce que « Gaby » Cohn-Bendit s’est, il y a vingt ans, compromis avec des révisionnistes comme Pierre Guillaume (responsable de la Vieille Taupe), Serge Thion ou Robert Faurisson.
Récemment, lors d’une émission télévisée animée par Thierry Ardisson, N. Mamère, ancien journaliste à la langue bien pendue et réputé pour avoir réponse à tout, a été pris de court par cette accusation. Il a d’abord bredouillé. Il a affecté l’ignorance. À l’animateur qui affirmait que Gaby Cohn-Bendit avait autrefois « fricoté » avec les révisionnistes et, en particulier, avec « Faurisson qui dit que les chambres à gaz n’ont pas existé », il a demandé si l’information avait été vérifiée à bonne source. Puis, il a cru trouver une parade en prétendant que, sans jamais émettre de propos révisionnistes, Gaby Cohn-Bendit s’était contenté de prendre la défense des révisionnistes et de leur droit à s’exprimer librement.
N. Mamère est dans l’erreur. Gaby Cohn-Bendit a tenu des propos révisionnistes et peut-être les tiendrait-il encore aujourd’hui sans ces pressions et ces campagnes de presse qui l’ont récemment conduit à se désolidariser des révisionnistes lors d’une campagne électorale menée par les Verts de sa région.

Des propos révisionnistes

À la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, à l’occasion de « l’affaire Faurisson », sa position sur le sujet des chambres à gaz nazies, du génocide des juifs et du nombre des juifs européens morts du fait des Nazis pouvait se résumer en ces termes :
– Il y a lieu de « douter » ;
– Il convient d’ « accepter le débat » ;
– La réponse faite à Faurisson par trente-quatre historiens (dont Fernand Braudel) est « monstrueuse » ;
– Sur les faits (ordre de Hitler de tuer les juifs, chambres à gaz, chiffres, …), « je ne suis pas loin de penser que les révisionnistes ont raison » ;
– « Si l’on peut douter de l’existence des chambres à gaz, c’est qu’elle ne tient que sur des récits de témoins (aveux, mémoires, témoignages aux procès) et que ces récits sont contradictoires en eux-mêmes et entre eux, comme je l’ai montré à propos de [Johann-Paul] Kremer [médecin SS à Auschwitz] » ;
– « Battons-nous donc pour qu’on détruise ces chambres à gaz que l’on montre aux touristes dans les camps où l’on sait maintenant qu’il n’y en eut point, sous peine qu’on ne nous croie plus sur ce dont nous sommes sûrs. Les nazis avaient des camps modèles à montrer aux bonnes âmes de la Croix-Rouge ; ne nous laissons pas aller à faire l’inverse » ;
– « Ce que je me refuse à faire, y compris aux néo-nazis, je ne suis pas prêt à accepter qu’on le fasse à des hommes comme Rassinier ou Faurisson dont je sais qu’ils n’ont rien à voir avec eux, et le procès intenté à ce dernier me rappelle plus l’Inquisition qu’une lutte contre le retour du pire. »
Si Gaby Cohn-Bendit prenait ses distances d’avec les révisionnistes, c’était en écrivant que « sans chambre à gaz, sans ordre d’extermination, simplement avec un ordre de déportation dans des ghettos, des camps, tous lieux de mort », il y avait eu une forme d’extermination comparable à celle des Indiens par les Yankees, des Arméniens par les Turcs ou des Tatars de Crimée par Staline.

Liberté pour les révisionnistes

Gaby Cohn-Bendit plaidait effectivement en faveur de la liberté d’expression des révisionnistes mais il le faisait avec une force et une assurance manifestement puisées dans la conviction que les révisionnistes avaient soulevé un véritable problème historique, un problème, écrivait-il, que « l’historien ne peut évacuer ». Pour sa part, il concluait qu’il croyait moins en un génocide (une extermination sans précédent, ordonnée, programmée, contrôlée), aux chambres à gaz et aux six millions, qu’en une déportation qui, dans les faits, avait abouti à une extermination comme l’histoire en avait déjà connu.

Source

Si N. Mamère souhaite vérifier à la source ce résumé de la position adoptée par son ami Gaby Cohn-Bendit en 1979-1981 sur le « problème » des chambres à gaz, du génocide et des six millions, il peut se reporter à un ouvrage collectif publié en 1981 et portant pour titre Intolérable Intolérance [1]. Les auteurs en étaient, dans l’ordre, Jean-Gabriel Cohn-Bendit (p. 12-29), Éric Delcroix (avocat de Robert Faurisson), Claude Karnoouh (CNRS), le professeur Vincent Monteil et Jean-Louis Tristani (CNRS). L’ensemble se présentait comme un « recueil de textes en forme de supplique à MM. les magistrats de la cour d’appel de Paris ». Joignant le geste à la parole, Gaby Cohn-Bendit avait eu le courage de se porter « intervenant volontaire » (avec Serge Thion, Jacob Assous, Gabor Tamas Rittersporn, Pierre Guillaume et d’autres personnes) aux côtés et en faveur de Robert Faurisson, aussi bien en première instance qu’en appel, au procès intenté à ce dernier par tout un ensemble d’associations dont la LICRA. Le 26 avril 1983, la première chambre de la cour d’appel de Paris condamnait, certes, R. Faurisson pour sa dangerosité mais admettait le sérieux de ses travaux sur « le problème des chambres à gaz » ; la cour concluait qu’il devait, par conséquent, être permis à chacun de dire que les chambres à gaz nazies ont ou n’ont pas existé. Gaby Cohn-Bendit avait eu sa part dans cette victoire de R. Faurisson [2].
                                                                                                                     12 novembre 1999




[1]. Publié aux éditions de la Différence en 1981, l’ouvrage peut se com mander auprès de P. Guillaume, BP 9805, 75224 Paris cedex 05.
[2]. Pour les termes de son abjuration du révisionnisme, voir Gaby Cohn-Bendit, Nous sommes en marche, Flammarion, [mai] 1999, 275 p., p. 235-245.