Sunday, December 19, 2004

« Des organisations juives derrière l'interdiction d’Al Manar en France, déclare Faurisson »


(Tehran Times, 19 décembre 2004, http://www.tehrantimes.com)

TEHERAN (MNA) -- La Mehr News Agency (Agence d'informations Mehr) a récemment interviewé Robert Faurisson, ancien [professeur] de l'Université de Lyon, au sujet de la décision prise par la France d’interdire le réseau de télévision par satellite Al Manar. Voici le texte de l'interview :

MNA : La plus haute instance administrative de France, le Conseil d'Etat, a, sans recours possible, décidé la semaine dernière d’interdire la télévision Al Manar sous prétexte que cette chaîne avait à plusieurs reprises enfreint les lois antiracistes du pays et n’avait pas respecté son propre engagement d’éviter tout propos antisémite. Que pensez-vous de cette décision?

Faurisson : Malheureusement, c’est tout à fait normal. En France, les organisations juives obtiennent tout ce qu’elles exigent. Et en particulier le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), dirigé par l’ancien banquier Roger Cukierman, qui a eu une action déterminante dans la campagne contre Al Manar.

MNA : Pensez-vous que le lobby sioniste des Etats-Unis a influé sur la décision de la France d’interdire Al Manar?

Faurisson : En France le pouvoir juif est encore plus fort qu’aux Etats-Unis. En France, c'est notre lobby n° 1. Personne n’ose s’élever contre ces gens à cause de leur prétendu « Holocauste ».

MNA : La France prétend être à l’avant-garde de la liberté d’expression. Alors que pensez-vous de cette prétention ? Cette récente décision n’est-elle pas contraire à la liberté d’expression et à la dignité humaine ?

Faurisson : Je vous en prie, ne soyez pas naïf ! En 1789, la France a déclaré: « Liberté, Egalité, Fraternité ». Trois ans plus tard, la France perpétrait des massacres de masse de ses citoyens au nom de la Liberté, de l'Egalité, de la Fraternité. C'est une vieille tradition de dire une chose et de faire son contraire. Dans les recueils de lois, on a une phrase qui établit le principe de la liberté d’opinion, de presse, de recherche, et puis on a des pages et des pages qui ensuite expliquent que cette liberté est tellement importante qu’elle doit être protégée par des dizaines d’interdictions, d’exceptions, de proscriptions.

MNA : En fait, la France ne respecte pas les droits de ses citoyens, puisqu’elle a interdit le hijab (voile islamique) dans les écoles publiques. Quelle est votre opinion là-dessus ?

Faurisson : C'est parce que les juifs, d’une certaine manière, ont l'habitude de traiter les Français comme ils traitent les Palestiniens. La différence est que les Palestiniens refusent d’obéir aux juifs, tandis que les Français obéissent aux juifs, toujours à cause du Grand Mensonge du prétendu « Holocauste » en lequel, hélas, ils semblent croire. Le prétendu « Holocauste » des juifs est l’épée et le bouclier de la tyrannie juive partout dans le monde. Détruisez-le !

Addition du 20 décembre

Hosein Amiri m’a interviewé le 15 décembre pour la Mehr News Agency (MNA). Le 19 décembre, il m’a envoyé l’article ci-dessus du Tehran Timesavec le commentaire suivant : « Cette agence d’informations sera heureuse de publier les opinions des Révisionnistes. On peut nous joindre à l'adresse suivante http://mehrnews.com./fa/ ». Le 20 décembre, l’interview a été reproduite par l’Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), http://www.memri.org, Special Dispatch N° 831.

Addition du 30 décembre

La même agence MNA a interrogé le révisionniste australien Fredrick Töben sur la politique américaine au Moyen-Orient. Le 30 décembre, leTehran Times a publié quelques extraits de cet entretien (« La politique américaine nuit à la stabilité du Moyen-Orient , déclare un expert australien »). Dans l’extrait final, F. Töben déclare : « Les révisionnistes constatent avec stupéfaction qu’aucun régime de langue arabe, à l’exception récente de l’Egypte, n’a franchement fait campagne en faveur d’une dénonciation de l’ ‘Holocauste’. C’est cette information qui aidera au démantèlement de l’entité sioniste car l’Etat d’Israël est fondé sur le mensonge de l’ ‘Holocauste’. Les révisionnistes disposent de toute l’information capable d’anéantir le système de raisons sur lequel repose Israël. »

19 décembre 2004

“Jewish organizations behind Al Manar ban in France: Faurisson”

(Tehran Times, December 19, 2004, http://www.tehrantimes.com)

TEHRAN (MNA) -- The Mehr News Agency [MNA] recently conducted an interview with Professor Robert Faurisson, a former [professor] of Lyon University, about France’s decision to ban the Al Manar satellite television network. Following is the text of the interview:

MNA: France’s highest administrative court, the Council of State, last week moved decisively to ban Al Manar television, alleging that the network had repeatedly violated the country’s anti-hate laws and ignored its own pledge to avoid making anti-Semitic statements. What is your view of the decision?

Faurisson: Unfortunately, it is totally normal. In France, Jewish organizations get whatever they demand. And especially the Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF), headed by former banker Roger Cukierman, who was very instrumental in the campaign against Al Manar.

MNA: Do you think the Zionist lobby in the U.S. influenced France’s decision to ban Al Manar?

Faurisson: In France Jewish power is even stronger than in the USA. In France it is our lobby N° 1. Nobody dares to speak out against those people because of their alleged “Holocaust”.

MNA: France claims it is a pioneer in freedom of expression, so how do you evaluate this claim? Isn’t the recent decision against freedom of expression and human dignity?

Faurisson: Please, don't be naive! In 1789, France said: “Liberté, Egalité, Fraternité.” Three years afterwards, France began massive killings of French citizens in the name of “Liberté, Egalité, Fraternité”. It is an old tradition to say something and to do the contrary. In the Book of Laws, we have one sentence to say that freedom of opinion, of press, of research is a principle and then we have pages and pages for explaining that that freedom is so important that it needs to be protected by dozens of prohibitions, exceptions, bans, etc.

MNA: Actually, France doesn’t respect the rights of its citizens, as it has banned the hijab (Islamic headscarf) in public schools. How do you assess that?

Faurisson: Because Jews, in a certain way, are used to treating the French as they treat Palestinians. The difference is that Palestinians refuse to obey the Jews, whereas the French obey the Jews, once more because of the Big Lie of the alleged “Holocaust”, in which unfortunately they seem to believe. The alleged “Holocaust” of the Jews is the sword and the shield of the Jewish tyranny all over the world. Destroy it!

Send your questions and comments to: webmaster@tehrantimes.com

Addition of December 20

Hosein Amiri conducted that interview on December 15 for Mehr News Agency (MNA). On December 19, he sent me that article of Tehran Times and added: “This news agency will be happy to publish Revisionists’ points of view. You can reach us at http://mehrnews.com./fa/”. On December 20, the interview was also reproduced by the Middle East Media Research Institute (MEMRI), http://www.memri.org (Special Dispatch N° 831).

Addition of December 30

The same Mehr News agency conducted later on an interview on US policies in the Middle East with Australian revisionist Dr. Fredrick Töben. On December 30, Tehran Times quoted some excerpts of that interview (“US policies detrimental to Middle East stability: Australian expert”). In the final excerpt F. Töben is quoted as stating: “Revisionists are astounded that no Arabic-speaking regime, except recently Egypt, has openly pushed for adopting a ‘Holocaust’ exposé. It is this information that will help to dismantle the Zionist entity because the State of Israel is founded on the ‘Holocaust’ lie. Revisionists have all the information to hand that would eliminate the rationale on which Israel is based.”

December 19, 2004


Sunday, December 12, 2004

Oriana Fallaci contre la répression du révisionnisme

Dans un récent ouvrage, l’Italienne Oriana Fallaci dénonce quelques exemples d’intolérance et d’arbitraire au pays des « Suisses glacieux » (Céline). Elle écrit fort justement que « la Suisse a le charmant petit vice consistant à juger par contumace et à l’insu de l’accusé » (La Force de la raison, traduit de l’italien par Victoire Simon, éditions du Rocher/Jean-Paul Bertrand, 2004, p. 27). Personnellement, j’ai été condamné le 15 juin 2001 à un mois de prison ferme et au versement de 230 FS par Michel Favre, juge d’instruction à Fribourg, pour la reproduction, dans une brochure éditée par René-Louis Berclaz, d’un article que j’avais intitulé Le Procès Amaudruz, une parodie de justice (éditions Vérité et Justice, août 2000). Ce juge d’instruction ne m’avait avisé d’aucune plainte ni d’aucune procédure à mon encontre. Il ne m’avait ni convoqué ni entendu. (Pour plus de détails sur ces points, on se reportera à mon texte, du 19 juin 2001, intitulé « La chasse aux révisionnistes »).

Evoquant d’abord le cas de Gaston-Armand Amaudruz, éditeur du très modeste mensuel Courrier du continent, puis mon propre cas, O. Fallaci écrit :

Un autre exemple [d’arbitraire helvétique] : l’historien suisse Gaston-Armand Amaudruz, octogénaire, qui publiait un petit mensuel révisionniste (revoir l’Histoire, c’est-à-dire la raconter d’une façon différente de la version officielle, est interdit de nos jours, vive la liberté !), et qui fut condamné à cause de cela, le 10 avril 2000, par le Tribunal de Lausanne, à un an de prison et une lourde amende. Un autre [exemple du même arbitraire] : l’historien français Robert Faurisson, révisionniste aussi, qui fut poursuivi en justice à son insu, le 15 juin 2001, et condamné à un mois de prison. Ferme aussi, malgré son âge avancé. Pour le motif qu’un de ses articles, publié en France, avait été repris par une revue helvétique. Donc, si [moi, Oriana Fallaci] j’ai été poursuivie en justice et condamnée à mon insu dans le pays des montres et des banques chères aux tyrans, pour finir en prison à Berne ou à Lausanne ou à Genève, il me suffirait d’aller boire un café à Lugano. Ou de me trouver dans un avion qui atterrit à Zurich à cause du mauvais temps ou d’un détournement. Mieux encore, il me suffirait d’attendre que la Suisse entre dans l’Union européenne et que le Parlement italien approuve le mandat d’arrêt européen, acceptant ainsi l’erreur commise après le Onze Septembre par l’ineffable Commission européenne (p. 27-28).

Effectivement le territoire helvétique est maintenant interdit aux révisionnistes, même pour un simple transit. Des révisionnistes suisses ont dû s’exiler. R.-L. Berclaz, qui avait cherché refuge d’abord en Roumanie, puis en Serbie, a fait l’objet d’un mandat d’arrêt international ; sur le point d’être arrêté par Interpol, il s’est livré aux autorités helvétiques qui viennent de l’incarcérer. Quant à G.-A. Amaudruz, il s’apprête, malgré un âge très avancé et un état de santé précaire, à retourner une nouvelle fois en prison.

Automatiquement assimilé à un dangereux raciste, tout révisionniste résidant en Europe est en passe de connaître arrestation, extradition éventuelle et emprisonnement. O. Fallaci a raison de le souligner mais, à la lire, on pourrait croire que les responsables de cet état de fait sont… les Arabo-Musulmans. En réalité, les instigateurs et les principaux bénéficiaires des lois qui permettent de tels abus sont des organisations juives, nationales ou internationales. De ce point, qui est capital, elle ne souffle mot à son lecteur. Pourquoi ?

12 décembre 2004

Oriana Fallaci contro la repressione del revisionismo


In una sua recente opera, l'Italiana Oriana Fallaci denuncia qualche esempio d’intolleranza e d’arbitrio nel paese degli "Svizzeri glaciosi" (Céline)*. Ella scrive assai giustamente che "la Svizzera ha il delizioso vizietto di processare in contumacia e all'insaputa dell'imputato" [La Force de la raison, tradotto dall'italiano da Victoire Simon, éditions du Rocher/Jean-Paul Bertrand, 2004, pag. 27; nell'edizione italiana pag. 26 – N.d.T.]. Personalmente, sono stato condannato il 15 giugno 2001 ad un mese di detenzione e al pagamento di 230 franchi svizzeri da Michel Favre, giudice istruttore a Friburgo, per la riproduzione, in un opuscolo pubblicato da René-Louis Berclaz, di un articolo che avevo intitolato Le Procès Amaudruz, une parodie de justice (éditions Vérité et Justice, agosto 2000). Questo giudice istruttore non mi aveva notificato alcuna querela né alcun procedimento a mio carico. Egli non mi aveva né convocato né ascoltato.

       Evocando prima il caso di Gaston-Armand Amaudruz, editore del piccolo mensile Courrier du continent, poi il mio stesso caso, Oriana Fallaci scrive:

Un altro esempio [d'arbitrio elvetico] è l'ottantenne storico svizzero Gaston-Armand Amaudruz che stampava un piccolo mensile revisionista (riveder la storia cioè raccontarla in modo diverso dalla versione ufficiale oggi è proibito, viva la Libertà) e che a causa di ciò il 10 aprile 2000 venne condannato dal Tribunale di Losanna a un anno di carcere più una violenta pena pecuniaria. Un altro [esempio del medesimo arbitrio] è lo storico francese Robert Faurisson, ugualmente revisionista, che il 15 giugno 2001 venne processato a sua insaputa del Tribunale di Friburgo e condannato a un mese di prigione. Anche per lui, e nonostante la tarda età, senza condizionale. Motivo, un suo articolo che pubblicato in Francia era stato ripreso da una rivista elvetica. Se a mia insaputa sono stata processata e condannata nel paese degli orologi e delle banche care ai tiranni, dunque, per finire in galera a Berna o a Losanna o a Ginevra mi basta andare a bere un caffè a Lugano. Oppure trovarmi su un aereo che per maltempo o dirottamento atterra a Zurigo. Meglio ancora, mi basta aspettare che la Svizzera entri nell'Ue e che il Parlamento italiano approvi il mandato d’arresto europeo così accettando la scorrettezza commessa dopo l'Undici Settembre dall'ineffabile Commissione Europea. [pagg. 27-28 – nell’edizione italiana pag. 26 – N.d.T.].              

Effettivamente il territorio elvetico è attualmente vietato ai revisionisti, anche per il semplice transito. Dei revisionisti svizzeri sono dovuti andare in esilio. R.-L. Berclaz, che aveva cercato rifugio prima in Romania, poi in Serbia, è stato fatto oggetto di un mandato d’arresto internazionale; sul punto d'essere arrestato dall'Interpol si è consegnato alle autorità svizzere che l'hanno appena incarcerato. Quanto a G.-A. Amaudruz, egli si appresta, nonostante l'età assai avanzata e un precario stato di salute, a ritornare un'altra volta in carcere.

Automaticamente assimilato ad un pericoloso razzista, ogni revisionista residente in Europa può conoscere l'arresto, l'eventuale estradizione e la detenzione. O. Fallaci ha ragione di sottolinearlo ma, a leggerla, si potrebbe credere che i responsabili di questo stato di cose siano... gli Arabo-Musulmani. In realtà, gli istigatori e i principali beneficiari delle leggi che permettono tali abusi sono delle organizzazioni ebraiche, nazionali ed internazionali. Su questo punto, che è di capitale importanza, ella non dice una parola al lettore. Perché?
12 dicembre 2012

* La parola usata da Céline è glacieux; essa non esiste nella lingua francese, ma lo scrittore intenderebbe definire gli Svizzeri come “glaciali in maniera sgraziata” – N.d.T.

Tuesday, November 23, 2004

Romania yields to the blackmail of Jewish organizations

The press of the whole world has reverberated with the news: Romania, after persistently saying that it had incurred no personal responsibility in what is conventionally called “the extermination of the Jews” (or “the Holocaust” or “the Shoah”), has at last seen the error of its ways and is set to do penance. In France, Le Monde recently bore the headline, “Romania formally acknowledges its participation in the extermination of the Jews” (article by Mirel Bran, 17 November 2004, p. 7).

Yet, if there is one country that protected its Jews during the Second World War, that country is Romania. This truth could still be articulated twenty or so years ago. Today, we are required to conceal it, and thus to lie.

On the reality of the Romanian Jews’ fate during the war, let us first quote, as a foreword, the account published by L’Express in 1979 under the title “Les Roumains et les Juifs” (“The Romanians and the Jews”), then, for a more in-depth consideration, we shall look closely at a 1982 report that appeared in Le Monde juif, the periodical of the Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) in Paris, under the noteworthy heading “La Roumanie sauvée de l’Holocauste” (“Romania saved from the Holocaust”).

“The Romanians and the Jews”

Here is the letter signed by one Constantin Mares that appeared in L’Express (week of 10 to 16 March 1979):

I am a Romanian living in the Federal Republic of Germany. I am 51 years old. When Hitler died I was 17. — I read with bewilderment in L’Express No.1440 that in Romania, during the Second World War (source cited and accepted without objection), 425,000 Jews are alleged to have died or disappeared, in other words 50% of a Jewish population of 850,000 (in 1939). — This is a grave error, a veritable slander directed at a people who have suffered far too much, who have never practiced hatred, political or racial mass killing, or invasion of territories belonging to other peoples. It is also the occasion to remind your readers that, during the Second World War, Romania was not led by a Fascist party but by a marshal who committed some errors, but who waged a struggle over invaded territories. — It is my duty to specify that, during the Second World War, my Romanian compatriots of Jewish origin were not made to wear the Star of David, that they had schools, that, in the capital of the country there operated a [Jewish] secondary school (the “Culture”) and a [Jewish] theatre (the Baracheum), the latter being attended by all inhabitants of Bucharest, Jewish or non-Jewish. In those years, on the stage of the Romanian national theatre, the play “Star without a Name”, written by the great Romanian playwright of Jewish origin Mihail Sebastian, brought full houses. In all Romania there existed no concentration camps for the Jews, with Marshal Antonescu having personally opposed Hitler’s request [to establish them], and, consequently, none of my compatriots were handed over to the Nazis.

Let us note three key points of this brief testimony: the Romanian Jews, unlike, for example, certain French Jews, did not have to wear a Star of David in public, were not put into concentration camps and were not handed over to the Germans for deportation to Germany or Poland.

“Romania saved from the Holocaust”

(introduction to the Popescu report by Le Monde juif)

Bearing the signature of Josif Toma Popescu, the report entitled “La Roumanie sauvée de l’Holocauste” (Le Monde juif, January-March 1982, p. 1-2 and 3-11) is all the more important as it received the approval of the CDJC, whose director was Georges Wellers, sworn enemy of the revisionists. The introduction by Le Monde juif (p. 1-2) to the report (p. 3-11) is laudatory and fairly honest. It is careful to recall that the Romanian government did not incur responsibility in the fate that may have been experienced by the Jews of certain territories that had been torn away from the country between 28 June and 30 August 1940 in application of the German-Soviet Pact and of the Treaty of Vienna imposed by Hitler and Mussolini. In the space of two months, northern Transylvania was annexed by Hungary, Bessarabia and northern Bucovina were annexed by the Soviet Union and southern Dobruja was annexed by Bulgaria. Consequently, to impute to Romania responsibility for the fate of the Jews in all of those regions amounts to a swindle. What is true is that in 1941 the Romanian government, allied with Germany, was to recover Bucovina and Bessarabia and then transplant many Jews of those provinces into Transnistria (the western part of the Soviet Ukraine) with the intention of sending them to the Urals should circumstances allow. The project of a transfer and settling of those Jews was to meet with disaster and, one year on, those of them who had avoided death from typhus, hunger and the cold — the main killers in the tragedy — were taken back to Romania. The staff of Le Monde juif specify: “The responsibility of the Romanian government in these hardships is a heavy one, although it is not easy to distinguish it from that of the German officials [Romania’s allies in the crusade against the Soviet Union]. Le Monde juif condemns the existence of ghettos (!) in the rest of the country and the anti-Jewish laws while adding that, on the other hand, there were no deportations to the camps in Poland or Germany. It goes so far as to acknowledge that General Antonescu (who became Marshal in August 1941), Deputy Prime Minister Mihai Antonescu (an Anglophile), the Queen Mother, and some high authorities of the Orthodox Church responded favorably to the numerous interventions by the chief rabbi of Romania, Dr. Alexandre Safran. As for Iuliu Maniu, former prime minister and president of the National Peasants’ Party, he played, in his relations with Marshal Antonescu, a decisive role in favor of his Jewish compatriots.

“Romania saved from the Holocaust”

(the Popescu report itself)

At the time, J. T. Popescu was a practising barrister in Bucharest. His report is rich in details confirming that, thanks in particular to Marshal Antonescu’s government, the Romanian Jews saw themselves spared all sorts of hardships inflicted on the Jews of various other European countries. A certain number of these Romanian Jews showed their sympathy for the cause of the Soviet Union, which was fighting Romania. At the beginning of the war, in the town of Iasi, a Romanian military formation, marching to the front and passing through a narrow street, had been attacked by some Jewish Communists: there ensued an engagement that cost lives on both sides as well as among the population; only the Jewish losses, considerably inflated by legend, have been recorded in history. J. T. Popescu does not bring up this affair but he does mention a related fact: the Romanian Jews were not mobilised in the Romanian army and thus did not take part in the Russian campaign, which was to cause Romania terrible losses. As compensation for this privilege, Marshal Antonescu had considered “a special tribute imposed solely on the Jews, considering that they were not participating in the military campaign” (p.7). Nonetheless, upon one of the many interventions of I. Maniu, the projected measure was abandoned. The Popescu report also mentions an astonishing Jewish privilege: the granting, with retroactive effect, of an old-age pension to foreign Jews who, having worked in Romania, had neglected to satisfy the formalities of naturalization within the stipulated time. With illegal Jewish immigrants flocking to the country from Austria, Czechoslovakia and Poland, the government in Bucharest sought to take measures for the internment and forcible repatriation of such persons but ended up, once again, abandoning the idea. On 23 August 1944, when the fortunes of war had turned, Marshal Antonescu was arrested by order of King Michael I and handed over to the Soviets, who executed him in 1946.

The figure of Marshal Antonescu

For their part, the Romanian people after the war were to experience the rigors of Communism (1947-1989). Then, after the fall of Communism, they set about erecting statues here and there of their former Conducator. Far from appearing as a “fascist,” Antonescu at the time assumed the traits of a nationalist who, in 1941, had, at the extreme right, violently put an end to the Iron Guard movement and, at the extreme left, taken up arms against Communism. With respect to his German allies he had proved to be fiercely independent both in his refusal to hand over the Jewish communists in his country for internment in camps in Germany or Poland and also in the facilities that he accorded to the Jews, at the height of the war, in order to let them reach Turkey.

Today the Romanian Jewish community and its friends in the international community protest against the homage paid to the memory of the Marshal who was shot by the Communists. In December 2000, a right-wing leader, Corneliu Vadim Tudor, who received 28% of the votes cast in the presidential election of that year won by Ion Ilescu, stated: “I do not dispute the Holocaust, but I don’t think that grief should be exploited as a business. […] In [the case of] Romania, figures are exaggerated so as to claim a maximum of financial compensation […]. The Jews are asking us to demolish the statues of Antonescu as the Taliban have done with the Buddhas” (Mirel Bran, “L’autre mémoire roumaine”, Le Monde, 8 March 2002, p. 8).

Romania is a candidate for membership in both the European Union and NATO. But the first condition imposed on candidate countries is, as we know, the payment of an entrance fee to benefit the international Jewish organisations. The amount of the fee is not negotiable: it is directly proportional to these organizations’ tally of Jews who, they allege, perished during the war in the country in question. This kosher tax will have to be paid, cash on the nail, as the Swiss have paid theirs, even though they were not asking anything of anyone, and certainly not membership in the European Union or NATO.

Kneeling and penitence

The Romanian government has bowed low, gotten down on its knees and made its act of contrition. “Under the pressure of the Jewish community of the United States, Romania, a candidate for NATO, has ended up reconsidering its past. In March [2002], a new law notably prohibited […] statues of Marshal Antonescu. Three of these have already been dismantled,” announced Mirel Bran with satisfaction (Le Monde, 17 July 2002, p. 5). The said law, in its anti-revisionist provision, punishes “any public denial of the Holocaust” with five years’ imprisonment (in France the penalty is one year). In an open letter signed by Hillary Clinton, senatrix from New York, Romania has been summoned to remove the Marshal’s portrait from the gallery of portraits of all Romanian prime ministers. Octogenarians of Romanian origin, having become United States citizens since the war, have been declared former war criminals by American courts, stripped of their American nationality and handed over to Romania for trial and conviction there. Elie Wiesel has personally inaugurated a monument to the “Holocaust” in Romania and warned President Iliescu and Social-Democratic Prime Minister Adrian Nastase: “Do not turn your back on the past. […] Integrate it into your life and you will flourish. Forget it and you are doomed” (New York Times, 31 July 2002). Slightly less than a year afterwards, on 12 June 2003, the Romanian government, in an ephemeral movement of rebellion, declared: “This Government encourages research concerning the Holocaust in Europe — including documents referring to it and found in Romanian archives — but strongly emphasizes that between 1940 and 1945 no Holocaust took place within Romania's boundaries," which was accurate. Five days later, “yielding to international pressure,” to the wrath of the State of Israel and to the indignation of the Yad Vashem Institute in Jerusalem, Bucharest rectified its position and, on 17 June, issued a statement confessing that the Antonescu government “was guilty of grave war crimes, pogroms, and mass deportations of Romanian Jews to territories occupied or controlled by the Romanian army,” adding that the wartime regime had employed “methods of discrimination and extermination that are part of the Holocaust” (http://www.rferl.org/newsline/2003/06/4-SEE/see-180603.asp). On 14 February 2004, the press announced the repentance of the “far-right” politician C. V. Tudor: “I am asking for forgiveness from all Jews. I've changed.” He stated his intention to “lead a group of [Greater Romania] party members to the site of the Auschwitz camp in southern Poland this year. He also promised that if he became president, he would introduce the study of the Holocaust in schools” (http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/JPArticle/ShowFull&cid=1076744701710&p=1008596981749).

Thus, as we have seen, Le Monde of 17 November 2004 was able to trumpet in a three-sentence headline: “Romania formally acknowledges having participated in the extermination of the Jews. President Ion Iliescu assumes ‘the full responsibility of the State’ for the Shoah during the Second World War. About 400,000 Jews and 11,000 Gypsies were killed.” The latter figures obviously do not correspond to any historical truth; they constitute a mere indication of amount of the bill that will be presented to the Romanian taxpayer. The article recalled that, in the recent past, Ion Iliescu had tried to “minimize the tragedy of the Jews in Europe and especially in Romania” to such a degree that “the Jerusalem Post had called for the isolation of the Romanian Head of State on the international scene, likening him to the Austrian extremist leader Jörg Haider.” The Israeli interior minister, Avraham Poraz, himself born in Romania, had declared the Romanian president “persona non grata.” The Le Monde piece ended with the confirmation of three news items: a memorial to the Shoah is to be built by the Romanian government, then a museum of the “Holocaust” and, finally, “this dark episode of Romanian history will be incorporated in the school textbooks”.

If Georges Wellers were to return to this world and reiterate in Bucharest the remarks made in Le Monde juif of March 1982, he would incur on the spot a five-year prison sentence: the fact stands as a firm indication that that, year after year and from one country to another, the conquering character of Shoah Business and the Holocaust Industry is growing ever more forceful. Among the State of Israel, the Jewish diaspora, and the American superpower, there reigns in this matter an understanding, and quite a cordial one, of master racketeers.

Note: Today Romania is accused of having killed 400,000 Jews and, if one is to believe the press, she is also accusing herself. Yet, according to the most highly regarded Jewish historians, the number of dead (and not only of the killed) was quite smaller. Gerald Reitlinger proposes a total of from 210,000 to 220,000 dead, while specifying that “owing to the lack of reliable information at the time of writing, these figures must be regarded as conjectural” (The Final Solution, Jacob Aronson, North Vale, New Jersey, 1987 [1956], p. 497, 501). Lucy Dawidowicz puts forth the figure of 300,000 (The War against the Jews, 1933-1945, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1975, p. 403) and Raul Hilberg that of 270,000 (The Destruction of the European Jews, New York, Holmes and Meier, 1985, p. 1220). Leni Yahil, for her part, refrains from giving any figure; her conclusion on the fate of the Romanian Jews is, in certain places, qualified to the point it amounts, if one may say so, to a defence of Romania (The Holocaust, the Fate of European Jewry, 1932-1945, translated from the Hebrew, New York and Oxford, Oxford University Press, 1990 [1987], p. 344-348). For an interesting debate between two revisionists (Serban C. Andronescu and Mark Weber) on the subject of the Romanian Jews during the Second World War and for some quite different mortality figures, one may consult The Journal of Historical Review (Summer 1982, p. 211-223; Fall 1982, p. 233-238; Winter 1982, p. 357-358, 479).

November 23, 2004

La Roumanie cède au chantage des organisations juives

La presse du monde entier a retenti de la nouvelle : la Roumanie, qui s’obstinait à dire qu’elle n’avait encouru aucune responsabilité personnelle dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’extermination des juifs » (ou « l’Holocauste » ou « la Shoah »), est enfin venue à résipiscence. En France, Le Monde titre : « La Roumanie reconnaît formellement avoir participé à l’extermination des juifs » (article de Mirel Bran, 17 novembre 2004, p. 7).

Pourtant, s’il est un pays qui a protégé ses juifs pendant la seconde guerre mondiale, c’est bien la Roumanie. Cette vérité, on pouvait encore l’articuler il y a une vingtaine d’années. Aujourd’hui, on nous invite à la masquer, et donc à mentir.

Sur la réalité du sort des juifs roumains pendant la guerre, citons d’abord, en guise d’avertissement, un témoignage publié en 1979 dans L’Express sous le titre « Les Roumains et les Juifs », puis, pour une réflexion plus approfondie, voyons de près un rapport publié en 1982 dans Le Monde juif, revue du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) de Paris, sous le titre remarquable de « La Roumanie sauvée de l’Holocauste ».

« Les Roumains et les Juifs »

Signée de Constantin Mares, voici la lettre publiée dans L’Express (semaine du 10 au 16 mars 1979) :

Je suis un Roumain établi dans la République fédérale d’Allemagne. J’ai 51 ans. Quand Hitler est mort, j’avais 17 ans. — J’ai lu avec stupéfaction, dans L’Express n° 1440 que, pendant la seconde guerre mondiale (source citée et reprise sans objections), en Roumanie, seraient morts et auraient disparu 425 000 Juifs, soit 50 % d’une population juive de 850 000 (en 1939). — C’est une grave erreur, une véritable diffamation à l’adresse d’un peuple qui a trop souffert, qui n’a jamais connu la haine, l’assassinat politique ou racial en masse, ou l’envahissement des territoires appartenant aux autres peuples. C’est aussi l’occasion de rappeler que, pendant la seconde guerre mondiale, la Roumanie n’a pas été conduite par un parti fasciste mais par un maréchal qui a commis des erreurs, mais qui a mené une lutte des territoires envahis. — J’ai le devoir de préciser que, pendant la seconde guerre mondiale, mes compatriotes roumains d’origine juive n’ont pas été obligés de porter l’étoile de David, qu’ils ont eu des écoles, que, dans la capitale du pays, ont fonctionné un lycée [juif] (la Culture) et un théâtre [juif] (le Baracheum), ce dernier étant fréquenté par tous les habitants de Bucarest, juifs ou non juifs. Dans ces années, sur la scène du Théâtre national roumain, la pièce L’Etoile sans nom, écrite par le grand dramaturge roumain d’origine juive Mihail Sebastian, faisait des salles pleines. Dans toute la Roumanie n’ont pas existé des camps de concentration pour les juifs et le Maréchal Antonescu s’est opposé personnellement à la demande de Hitler, et, en conséquence, aucun de mes compatriotes n’a été livré aux nazis.

De ce bref témoignage retenons principalement trois points forts : les juifs roumains, à la différence, par exemple, de certains juifs français, n’ont pas eu à porter l’étoile de David, n’ont pas été mis en camps de concentration et n’ont pas été livrés aux Allemands pour être déportés vers l’Allemagne ou la Pologne.

« La Roumanie sauvée de l’Holocauste »

(présentation du rapport Popescu par Le Monde juif)

Signé de Josif Toma Popescu, le rapport intitulé « La Roumanie sauvée de l’Holocauste » (Le Monde juif, janvier-mars 1982, p. 1-2 et 3-11) revêt d’autant plus d’importance qu’il a reçu l’aval du CDJC, dont le directeur était Georges Wellers, ennemi juré des révisionnistes. La présentation (p. 1-2) dudit rapport (p. 3-11) par Le Monde juif est élogieuse et assez honnête. On veille à y rappeler que le gouvernement roumain n’a pas encouru de responsabilité dans le sort qu’ont pu connaître les juifs de certains territoires qui venaient d’être arrachés à la Roumanie du 28 juin au 30 août 1940 en application du pacte germano-soviétique, puis du traité de Vienne imposé par Hitler et Mussolini. En l’espace de deux mois, la Transylvanie du Nord était annexée par la Hongrie tandis que la Bessarabie et la Bucovine du Nord était annexées par l’Union soviétique et que la Dobroudja du Sud était annexée par la Bulgarie. En conséquence, imputer à la Roumanie la responsabilité du destin des juifs dans tous ces territoires équivaut à une tricherie. Ce qui est vrai, c’est qu’en 1941 le gouvernement roumain, allié à l’Allemagne, récupérera la Bucovine et la Bessarabie et transplantera de nombreux juifs de ces provinces en Transnistrie (partie occidentale de l’Ukraine soviétique) avec l’intention de les envoyer dans l’Oural si les circonstances le permettaient. Le transfert et l’installation de ces juifs tourneront au désastre et, au bout d’un an, les juifs qui auront survécu principalement au typhus, à la faim et au froid seront ramenés en Roumanie. L’équipe du Monde juif précise : « La responsabilité du gouvernement roumain dans ces épreuves est lourde, quoiqu’il ne soit pas facile de la distinguer de celle des responsables allemands [alliés de la Roumanie dans la croisade contre l’Union soviétique]. » Le Monde juif dénonce l’existence dans le reste de la Roumanie de ghettos (!) et de lois antijuives mais pour ajouter qu’en revanche il n’y a pas eu de déportations vers les camps de Pologne ou d’Allemagne. Il va jusqu’à reconnaître que le général Antonescu (devenu maréchal en août 1941), le vice-premier ministre Mihai Antonescu (anglophile), la reine-mère et de hautes autorités de l’Eglise orthodoxe répondaient favorablement aux multiples interventions du Grand Rabbin de Roumanie, le Dr Alexandre Safran. Quant à Iuliu Maniu, ancien premier ministre et président du Parti national paysan, il a joué auprès du maréchal Antonescu un rôle décisif en faveur de ses compatriotes juifs.

« La Roumanie sauvée de l’Holocauste »

(le rapport Popescu lui-même)

A l’époque, J. T. Popescu était avocat au barreau de Bucarest. Son rapport est riche de précisions qui confirment que, grâce, en particulier, au gouvernement du maréchal Antonescu, les juifs roumains se sont vu épargner toutes sortes d’épreuves infligées aux juifs de bien d’autres pays européens. Un certain nombre de ces juifs roumains montraient leur sympathie pour la cause de l’Union soviétique que combattait la Roumanie. Au début de la guerre, à Jassy, une formation militaire roumaine montant au front et passant par une rue étroite de la ville avait été attaquée par des juifs communistes ; il s’en était suivi un engagement qui avait causé des pertes de part et d’autre ainsi que dans la population ; seules les pertes juives, considérablement grossies par la légende, sont passées à l’histoire. J. T. Popescu ne rappelle pas cette affaire de Jassy mais il en évoque une illustration : les juifs roumains n’ont pas été mobilisés dans l’armée roumaine et ils n’ont donc pas participé à la campagne de Russie, qui allait coûter à la Roumanie de terribles pertes. En compensation de ce privilège, le maréchal Antonescu avait envisagé « une contribution spéciale imposée seulement aux juifs, étant donné que ceux-ci ne participaient pas à la campagne militaire » (p. 7). Toutefois, sur l’intervention, une fois de plus, de I. Maniu, la mesure envisagée était abandonnée. Le rapport Popescu fait également état d’un étonnant privilège juif : l’octroi, avec effet rétroactif, d’une retraite financière à de vieux juifs étrangers qui, ayant travaillé en Roumanie, avaient négligé de remplir à temps les formalités nécessaires pour obtenir la nationalité roumaine. Comme des juifs, immigrants clandestins, affluaient d’Autriche, de Tchécoslovaquie et de Pologne, le gouvernement de Bucarest envisagea des mesures d’internement et de refoulement de ces immigrants mais finit, là encore, par renoncer. Quand la fortune des armes se mit à tourner, le maréchal Antonescu fut arrêté, le 23 août 1944, sur l’ordre du roi Michel Ier, livré aux Soviétiques et exécuté en 1946.

La figure du maréchal Antonescu

Le peuple roumain, pour sa part, va connaître après la guerre les rigueurs du communisme (1947-1989). Puis, après la chute du communisme, il se met à élever çà et là des statues à son ancien « Conducator ». Loin d’apparaître comme un « fasciste », Antonescu prend alors les traits d’un nationaliste qui, à l’extrême droite, avait en 1941 violemment brisé le mouvement de la Garde de Fer, et qui, à l’extrême gauche, avait combattu le communisme par la force des armes. A l’égard de ses alliés allemands il avait fait la preuve d’une farouche indépendance par son refus de leur livrer les communistes juifs aux fins d’internement dans des camps d’Allemagne ou de Pologne et aussi par les facilités qu’il avait accordées aux juifs, en pleine guerre, pour gagner la Turquie.

Aujourd’hui la communauté juive roumaine et ses amis de la communauté internationale protestent contre ces hommages rendus à la mémoire du maréchal fusillé par les communistes. En décembre 2000, un dirigeant de droite, Corneliu Vadim Tudor, qui obtient cette année-là 28 % des suffrages à l’élection présidentielle, remportée par Ion Iliescu, déclare : « Je ne conteste pas l’Holocauste, mais je ne crois pas que la douleur devrait être exploitée comme un commerce. […] [Dans le cas de la] Roumanie, on exagère les chiffres pour demander un maximum de compensations financières […]. Les juifs nous demandent de démolir les statues d’Antonescu comme les Talibans l’ont fait avec celles de Bouddha » (Mirel Bran, « L’autre mémoire roumaine », Le Monde, 8 mars 2002, p. 8).

La Roumanie est candidate à l’intégration aussi bien dans l’Union européenne que dans l’OTAN. Or la première condition imposée aux pays candidats est, on le sait, d’acquitter un droit d’entrée au bénéfice des organisations juives internationales. Le montant de ce droit d’entrée n’est pas négociable ; il est proportionnel au nombre des juifs censés, d’après ces organisations, avoir disparu pendant la guerre dans le pays en question. Cette taxe casher, il faudra l’acquitter, rubis sur l’ongle, comme l’ont fait les Suisses qui, eux, ne demandaient pourtant rien à personne et surtout pas leur intégration à l’Union européenne ou à l’OTAN.

Agenouillement et repentance

Le gouvernement roumain vient de ployer l’échine, de se mettre à genoux et de faire acte de contrition. « Sous la pression de la communauté juive des Etats-Unis, la Roumanie, candidate à l’OTAN, a fini par revoir son passé. En mars [2002], une nouvelle loi interdisait […] notamment les statues du maréchal Antonescu. Trois d’entre elles ont d’ores et déjà été déboulonnées », annonçait avec satisfaction Mirel Bran (Le Monde, 17 juillet 2002, p. 5). Dans sa disposition antirévisionniste, la même loi condamne « toute négation publique de l’Holocauste » sous peine de cinq ans de prison (en France, le tarif est de un an). Dans une lettre ouverte signée par Hillary Clinton, sénatrice de New York, la Roumanie est sommée d’enlever le portrait du maréchal dans la galerie de portraits de tous les premiers ministres roumains. Des octogénaires d’origine roumaine, devenus après la guerre citoyens des Etats-Unis, sont déclarés par des tribunaux américains anciens criminels de guerre, déchus de la nationalité américaine et livrés à la Roumanie pour y être jugés et condamnés. Elie Wiesel inaugure personnellement un monument de « l’Holocauste » en Roumanie et prévient le président Ion Iliescu et le premier ministre, social-démocrate, Adrian Nastase : « Ne tournez pas le dos au passé. Intégrez-le à votre vie et vous connaîtrez la prospérité. Oubliez-le et ce sera votre perte » [Do not turn your back on the past. […] Integrate it into your life and you will flourish. Forget it and you are doomed] (New York Times, 31 juillet 2002). Près d’un an plus tard, le 12 juin 2003, le gouvernement roumain, dans un éphémère mouvement de rébellion, déclare : « Le gouvernement souligne fermement qu’à l’intérieur des frontières de la Roumanie il n’y a pas eu d’holocauste entre 1940 et 1945 », ce qui est exact. Cinq jours plus tard, « cédant à la pression internationale », à la colère de l’Etat d’Israël et à l’indignation de l’Institut Yad Vashem de Jérusalem, Bucarest rectifie la position et, le 17 juin 2003, confesse : « Les gouvernements [roumains] au pouvoir entre 1940 et 1944 sont coupables de graves crimes de guerre, de pogroms et de déportations » (Mirel Bran, « Révisionnisme historique, façon roumaine », Le Monde, 26 juin 2003, p. 16). Le 14 février 2004, la presse annonce l’acte de repentir de C. V. Tudor : « Je demande à tous les juifs de me pardonner. J’ai changé. » Il conduira à Auschwitz une délégation de membres de son parti, celui de « la Grande Roumanie », et, s’il devient le prochain président de son pays, il introduira dans les écoles l’enseignement de « l’Holocauste » (« Former Holocaust denier wants to atone », édition en ligne du Jerusalem Post).

Ainsi, comme on l’a vu, Le Monde daté du 17 novembre 2004 a-t-il pu claironner dans un en-tête de trois phrases: « La Roumanie reconnaît formellement avoir participé à l’extermination des juifs. Le président Ion Iliescu endosse “l’entière responsabilité de l’Etat” pour la Shoah durant la seconde guerre mondiale. Environ 400 000 juifs et 11 000 Tziganes furent tués. » Ces derniers chiffres ne correspondent évidemment à aucune vérité historique ; ils constituent une simple indication du montant de la note qui sera présentée au contribuable roumain. Le même article rappelle que, dans un récent passé, Ion Iliescu avait essayé de « minimiser la tragédie des juifs en Europe et surtout en Roumanie » si bien que « le quotidien Jerusalem Post avait plaidé pour l’isolement du chef de l’Etat roumain sur la scène internationale en l’assimilant au leader extrémiste autrichien Jörg Haider ». Le ministre israélien de l’Intérieur, Avraham Poraz, né en Roumanie, avait déclaré le président roumain « persona non grata ». L’article du Monde se termine sur la confirmation de trois nouvelles : la Roumanie s’apprête à construire un mémorial de la Shoah, puis elle édifiera un musée de « l’Holocauste » et, enfin, « ce sombre épisode de l’histoire roumaine sera intégré dans les manuels scolaires ».

Si Georges Wellers revenait en ce monde et réitérait à Bucarest les propos tenus dans Le Monde juif de mars 1982, il encourrait sur place une peine de cinq ans de prison. Tant il se vérifie que, d’année en année et d’un pays à l’autre, se renforce le caractère conquérant du Shoah Business et de l’industrie de « l’Holocauste ». Entre l’Etat d’Israël, la diaspora juive et la super-puissance américaine, il règne sur ce sujet une entente, cordiale, de maîtres chanteurs.

Note : Aujourd’hui la Roumanie est accusée d’avoir tué 400 000 juifs et, si l’on en croit la presse, elle s’en accuse elle-même. Pourtant, selon les plus réputés des historiens juifs, le nombre des morts (et non des seuls tués) a été bien inférieur. Gerald Reitlinger propose un total de 210 000 à 220 000 morts, tout en précisant qu’il s’agit là d’une simple conjecture « en l’absence de renseignements probants » (The Final Solution, Jacob Aronson, North Vale, New Jersey, 1987 [1956], p. 497, 501). Lucy Dawidowicz avance le chiffre de 300 000 (The War against the Jews, 1933-1945, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1975, p. 403) et Raul Hilberg celui de 270 000 (The Destruction of the European Jews, New York, Holmes and Meier, 1985, p. 1220). Leni Yahil, quant à elle, s’abstient de proposer un chiffre quelconque ; sa conclusion sur le sort réservé aux juifs roumains est nuancée au point de constituer par moments une défense, si l’on peut dire, de la Roumanie (The Holocaust, the Fate of European Jewry, 1932-1945, traduit de l’hébreu, New York et Oxford, Oxford University Press, 1990 [1987], p. 344-348). Pour un intéressant débat entre deux révisionnistes (Serban C. Andronescu et Mark Weber) sur le sujet des juifs roumains durant la seconde guerre mondiale et pour de tout autres chiffres de morts, on se reportera à The Journal of Historical Review (Summer 1982, p. 211-223 ; Fall 1982, p. 233-238 ; Winter 1982, p. 357-358, 479).

23 novembre 2004


Monday, November 22, 2004

Daniel Barenboïm en pharisien

Nous a-t-on assez tympanisé avec les juifs « pro-palestiniens » ou « pacifistes » du style de Daniel Barenboïm ?

Dans Le Monde (21-22 novembre 2004, page de couverture et p. 12), D. Barenboïm signe un article intitulé : « L’autocrate est mort, vive le peuple palestinien ! » Il écrit notamment :

Je sais qu’il y a dans la population palestinienne un large courant qui aspire à une troisième voie : le parti démocratique Mubadara, de Mustapha Barghuti. – Ce courant recherche une solution qui reconnaisse le droit des juifs à retourner dans leur pays [!!!] et qui respecte la souffrance du peuple juif après l’Holocauste tout en défendant les droits du peuple palestinien au moyen d’une résistance non violente. Or ces gens-là n’étaient plus représentés par Yasser Arafat. [...] Il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens nient l’Holocauste. Mais il ne peut pas davantage y avoir de paix si les Israéliens n’assument pas une part de responsabilité dans le conflit avec les Palestiniens.

D. Barenboïm et ses pareils sont contre une Palestine debout (et titubante) comme l’était celle d’Arafat. Ils sont en faveur d’une Palestine désarmée face à un Etat juif surarmé. Ils veulent surtout d’une Palestine qui, soumise et à genoux, confesserait sa foi en « l’Holocauste ». Comme ce prétendu « Holocauste » est l’épée et le bouclier de l’Etat d’Israël, cela reviendrait, pour les Palestiniens, à déclarer : « Nous ne voulons surtout pas retirer à cet Etat, qui nous opprime, son épée et son bouclier. »

Ce serait absurde ; mais il est possible qu’un jour les responsables palestiniens ou arabo-musulmans soient contraints à une telle extrémité. La religion de « l’Holocauste » se fait de plus en plus conquérante. Aujourd’hui plus un pays ne peut intégrer de grands ensembles militaro-politico-économiques comme, par exemple, l’Union européenne ou l’OTAN, sans faire allégeance à cette religion et, par conséquent, sans verser tribut aux juifs. Ce qui est vrai de l’Europe, y compris le Vatican, et de bien d’autres pays du monde occidental peut demain s’étendre aussi aux pays arabo-musulmans où les peuples s’insurgent mais où les dirigeants à la Kadhafi s’inclinent.

Les successeurs d’Arafat sont désorientés. D. Berenboïm a senti que le moment était venu de leur dire : « Reconnaissez la vérité de l’Holocauste des juifs ! »

« L’ami des Palestiniens » vient ainsi de se démasquer. Constatant la situation précaire de ses « amis », il y a vu, tel Shylock, l’occasion d’en tirer profit et de leur réclamer encore plus. Ni « pacifique » ou « pacifiste », ni ami véritable des Palestiniens, il se confirme que D. Barenboïm n’était que pleinement juif et sioniste.

[D. Barenboïm est chef d’orchestre (Staatskapelle de Berlin et Chicago Symphony Orchestra). Il a créé avec Edward Saïd (1935-2003) la fondation qui porte leurs noms. L’article du Monde est le fruit d’une conversation en allemand avec Axel Brüggermann et a été publié dans Welt am Sonntag sous le titre « Der Autokrat ist tot ! Es lebe das Volk ! »]

22 novembre 2004

Daniel Barenboïm as Pharisee

Have our ears had enough hammering with noise about “pro-Palestinian” or “pacifist” Jews in the style of Daniel Barenboïm?

Le Monde, on its front page of 21–22 November 2004 (continued on page 12), carries an article by D. Barenboïm entitled “The Autocrat is dead, long live the Palestinian people!” In it, the conductor writes particularly:

I know that within the Palestinian population there is a broad current aspiring to a third way: the democratic Mubadara Party of Mustapha Barghuti. – This current seeks a solution that will acknowledge the right of the Jews to return to their country [!!!] and respect the suffering of the Jewish people after the Holocaust, whilst at the same time it defends the rights of the Palestinians by means of a non-violent resistance. However, these people were no longer represented by Yassir Arafat. [...] There cannot be peace if the Palestinians deny the Holocaust. But there cannot be peace either if the Israelis do not assume a share of responsibility in the conflict with the Palestinians.

D. Barenboïm and his like are against a Palestine on its feet (albeit reeling) as was the Palestine of Arafat. They are in favour of a disarmed Palestine facing an excessively armed Jewish state. They especially want a Palestine which, subdued and on its knees, would avow its faith in “the Holocaust”.

Since the alleged “Holocaust” is the sword and shield of the State of Israel, this would amount to the Palestinians declaring: “Above all, we do not want to strip the State that oppresses us of its sword and shield.”

That would be absurd; but it is possible that some day Palestinian or Arabo-Moslem officials will be driven to such extremes. The religion of “the Holocaust” is going from strength to strength. No country today can join the great military, political or economic entities like, for example, the European Union or NATO, without swearing allegiance to this religion and, consequently, paying homage to the Jews. What is true of the states of Europe, including the Vatican, and of a good number of other Western countries may soon extend to the Arabo-Moslem countries whose people rebel but whose rulers, à la Qadhafi, bow in obedience.

Arafat’s successors are disoriented. D. Barenboïm has sensed that now is the time to tell them: “Acknowledge the truth of the Holocaust of the Jews!”

“The friend of the Palestinians” has thus unmasked himself. Aware of his “friends’” precarious situation he has, like Shylock, seen an opportunity to benefit and demands still more of them. Neither “peaceful” or “pacifist”, nor a true friend of the Palestinians, it is confirmed that D. Barenboïm has all along just been fully Jewish and a Zionist.

[D. Barenboïm is an orchestral conductor (Staatskapelle of Berlin and Chicago Symphony Orchestra). With the late Edward Saïd (1935–2003) he created the foundation that bears the two men’s names. The article in Le Monde is the fruit of a conversation in German with Axel Brüggermann and had appeared in the Welt am Sonntag of 14 November 2004 (“Der Autokrat ist tot! Es lebe das Volk!”)]